La tournée 2012 s’amorce à Montréal

2012/03/26

C’est mercredi 14 mars que s’est tenue à Montréal la première journée de formation de la tournée  Innover c’est bien… breveter c’est mieux!  de l’édition 2012. 

À l’invitation de Jean-Louis Legault PDG de l’ADRIQ, une quinzaine d’entrepreneurs ont parfait leurs connaissances dans le domaine du brevet, plus particulièrement sur les stratégies de commercialisation innovatrices pour leurs innovations brevetées.

Pour tenir cette journée, j’étais secondée de Caroline Lefebvre de l’OPIC et de Marc Benoît, agent de brevets de la firme Benoît&Côté. Ensemble, nous avons initié les entrepreneurs présents sur la prise, la défense et la valorisation du brevet chez la PME.

J’ai profité de l’occasion pour partager plusieurs trucs que j’ai développés au fil des ans. Ceux-ci portaient principalement sur les attitudes à adopter lorsqu’on négocie des ententes commerciales avec toutes sortes d’entreprises dont les multinationales.

La satisfaction des participants était palpable comme l’ont confirmé les commentaires recueillis dont celui-ci : « Je voulais apprendre comment faire de l’argent avec mon brevet et mes attentes ont été dépassées ». Plusieurs ont profité de la période du lunch pour échanger avec d’autres entrepreneurs sur leurs expériences respectives en commercialisation. Nul doute que ceux-ci vont appliquer leurs nouvelles connaissances pour augmenter leur retour sur investissement en innovation.

C’est monsieur Jean-François Brodeur, président de l’entreprise JBM Logic Inc qui a été l’heureux gagnant du prix de participation d’une valeur de $3,500 en honoraires professionnels offert par la firme Benoît&Côté, représentée pour l’occasion par son fondateur monsieur Marc Benoît.

Cette journée est la première d’une série journées-formation qui se tiendra à la grandeur du Québec: Beauce 18 avril, Québec 24 avril, Laurentides 31 mai, Drummondville 6 juin, Sherbrooke 14 juin. C’est donc à invitation à tous ceux qui s’intéressent au brevet chez la PME.

Un lancement réussi!

2012/03/01

C’était le 15 février dernier que se tenait le lancement officiel de ma tournée Innover c’est bien…breveter c’est mieux! édition 2012. Organisée à l’intention des organismes de développement économique et des professionnels de la PI, cette journée a connu un grand succès avec la participation d’une cinquantaine de personnes.  Ces participants ont ainsi été les premiers à découvrir les nouveaux ateliers proposés par la tournée.  Des ateliers qui traitent toujours du brevet chez la PME mais qui vont plus loin dans les moyens dont dispose l’entrepreneur pour en tirer parti.  Les commentaires recueillis parlent d’eux même sur l’appréciation de cette première journée. En voici un petit échantillon :

- Bonne journée. Beaucoup d’informations utiles. Je comprends un peu mieux le monde des brevets. Merci beaucoup!

- Je salue la qualité de la communication et la pertinence des informations reçues durant cette journée. 

- Ce fut intéressant du début à la fin.

- Nous avons beaucoup appris et surtout trouvé que la PI pouvait être  « le fun » !

- Excellent que la formation soit donnée par une entrepreneure qui est passée par là.

- BRAVO! Nous espérons vous voir chez nous pour nos entrepreneurs…

En plus des ateliers de formation, les participants ont eu l’honneur d’entendre le nouveau Commissaire aux brevets, Registraire des marques de commerces et Président de l’OPIC, monsieur Sylvain Laporte qui, lors de son allocution, a présenté les  principaux défis qu’entend relever l’OPIC pour les prochaines années.

L’objectif de la tournée est de couvrir l’ensemble des régions du Québec. Objectif qui est en bonne voie de réalisation puisque déjà 6 journées sont prévues pour le printemps. Et c’est grâce à l’implication de partenaires de haut calibre tels que l’ADRIQ (Montréal 14 mars), Québec International (Québec 24 avril), CLD Nouvelle Beauce (Beauce 18 avril), CIMEQ (Laurentides 31 mai), ARDEQ (Drummondville 6 juin)et Défi Innovation Estrie (Sherbrooke 14 juin).

Monsieur Michel Gérin, directeur général de l’IPIC qui était l’hôte de cet événement exprimait ainsi les motivations de l’organisme : « C’est avec empressement que nous avons appuyé l’initiative de madame Jean parce que ce projet favorise la croissance des activités liées à la propriété intellectuelle au sein de l’économie canadienne ».  C’est une invitation à tous les entrepreneurs, innovateurs, inventeurs à en savoir plus sur le brevet et son potentiel économique.

Merci à tous ceux qui ont fait de ce lancement une réussite et je nommerai : Michel Gérin, Véronique Patry, Caroline Lefebvre, Daniel Bindley et Christine Lemay.

Breveter c’est bien… Exploiter son brevet c’est mieux!

2012/01/03

Suite à la tournée de conférence « Innover c’est bien… breveter c’est mieux! » tenue en 2010, vous êtes plusieurs à m’avoir signifié votre besoin d’en savoir plus. Ça m’a fait réfléchir et je me suis dit que c’était bien beau d’éclairer les gens sur les vertus du brevet, mais que lorsqu’il serait temps de l’implanter dans les processus d’affaires, la chose s’avèrerait plus compliquée que prévu.

Je ne pouvais pas vous laisser tomber comme ça. J’ai donc décidé de poursuivre ce que j’avais amorcé et de vous offrir une suite. C’est-à-dire de partager avec vous, ce que j’ai appris au cours de mes 25 années d’entrepreneuriat sur la commercialisation, l’évaluation et la négociation d’une entente commerciale. Des notions que j’ai appliquées à mes brevets dans mon entreprise.

Donc, en 2012, j’ai décidé de vous offrir une journée complète de formation. Cette formule permet de couvrir plusieurs sujets et de le faire en profondeur. Elle permettra de traiter autant de la prise et la défense que la valorisation du brevet chez la PME.

Je peux déjà vous annoncer que je visiterai les villes de Montréal, Québec, Sherbrooke, Ste-Marie de Beauce et Ste-Thérèse. Et cela grâce aux organisations comme l’ADRIQ, Québec International, Défi Innovation Estrie, le CLD Nouvelle-Beauce et le CIMEQ. J’espère que d’autres journées s’ajouteront à cette liste afin que l’ensemble des entrepreneurs québécois ait accès à cette formation. Durant l’année, je vous tiendrai au courant de l’horaire et de l’évolution de ce projet collectif.

Je profite de l’occasion pour remercier l’Office de la Propriété Intellectuelle du Canada (OPIC), l’Institut de la Propriété Intellectuelle du Canada (IPIC) ainsi que les firmes ROBIC, Goudreau Gage Dubuc et Benoît & Côté qui supportent généreusement ce projet.

Voilà, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne année 2012. J’espère qu’elle sera marquée de projets prospères et porteurs de nouvelles idées innovatrices.

Mireille Jean

Investisseurs recherchent Entrepreneurs

2011/03/07

Pour l’avoir vécu, démarrer une entreprise est une grande aventure, excitante et remplie de rebondissements. C’est une aventure irrésistible pour celui (ou celle) qui a la fibre entrepreneuriale. Lorsqu’on démarre son entreprise, on devient Entrepreneur. Je l’écris avec un E majuscule parce que l’Entrepreneur est une des personnes les plus recherchées actuellement.

Conscients que l’Entrepreneur est à la base de notre économie et que sa réussite personnelle est directement liée notre réussite collective, les gouvernements recherchent désespérément cet Entrepreneur.  Il fait des pieds et des mains pour proposer des programmes qui  l’aideront à prospérer.  Mais les gouvernements ne sont pas les seuls à rechercher l’Entrepreneur. Il y a aussi les Investisseurs. Ceux qui recherchent à faire de bons placements.

Négociations d’égal à égal?

Lorsque l’investisseur rencontre l’entrepreneur les échanges commencent. Aussi amicales qu’elles puissent être,  ces échanges ne sont rien de moins qu’une négociation. Elle portera sur la somme à investir et sa contrepartie. Cette contrepartie consiste au rendement attendu, au pourcentage d’actions vendues, aux obligations administratives imposées, etc.

Dans ce type de négociations, l’entrepreneur se voit rarement en position de force. Et pourtant! Vous savez, c’est tout naturel de voir l’entrepreneur en démarrage rechercher du financement. Maintenant sachez qu’il est tout aussi naturel de voir l’investisseur rechercher l’entrepreneur.

D’un côté, l’entrepreneur a besoin de l’argent de l’investisseur pour réaliser ses projets. De l’autre côté, l’investisseur a besoin de l’entrepreneur (et de ses projets) pour faire fructifier son l’argent. Bref, ces deux acteurs économiques ont besoin l’un de l’autre.

C’est donc d’égal à égal que la négociation doit se faire.

Et le brevet dans tout ça?

Dans cette négociation, l’entrepreneur met en évidence ses talents d’entrepreneurs. Il présente un projet rentable, basé sur une technologie porteuse, secondé d’un bon plan de match et d’une bonne équipe. Fort de ces atouts, il argumente avec l’investisseur intéressé et négocie les meilleures conditions possibles.

Plusieurs entrepreneurs ignorent l’important  rôle que peut jouer le brevet dans la négociation d’un investissement. Par contre, la plupart des investisseurs connaissent bien la puissance de la propriété intellectuelle dont le brevet fait parti. Ils sont très sensibles à cet argument.

Avec un brevet, l’entrepreneur peut non seulement intéresser l’Investisseur, il peut aussi négocier de meilleures conditions d’investissement. Avec un brevet, la compagnie prend de la valeur, il est donc normal que le pourcentage d’actions demandé par l’investisseur soit revu à la baisse. Ce qui n’est pas rien, avouez-le!

Une initiative très intéressante

Tôt ou tard, l’Entrepreneur aura à travailler avec un Investisseur. Et croyez-moi, plus tôt il connaîtra la culture de ce milieu, mieux cela vaudra. Bonne nouvelle, une initiative très intéressante, permettant une meilleure connaissance de ce milieu est en actuellement marche.

Le 22 février dernier, j’assistais au lancement de Capital Innovation.  La formule est intéressante. C’est une sorte de « Stars Académie » de l’entrepreneur face au  financement. L’entrepreneur participant doit franchir 4 étapes. Selon ma compréhension, à chaque étape, l’entrepreneur sélectionné apprendra quelque chose.

Il y a d’abord la mise en candidature.  À elle seule, cette étape en vaut la peine, surtout pour l’entrepreneur en démarrage. Par la réalisation du document requis, il s’impose une réflexion qui l’oblige à préciser la vision de l’entreprise en devenir. Il précise non seulement le produit vedette du projet (et la technologie) mais aussi le marché, les objectifs d’affaires, le plan stratégique, etc. Au terme de cette première étape, l’entrepreneur aura déposé sa candidature certes, mais surtout, il aura un outil qui l’aidera à réaliser son rêve d’entreprise. Et cet outil lui sera utile qu’il soit sélectionné ou non pour l’étape suivante.

Seconde étape : L’entrepreneur sélectionné reçoit alors des conseils de la part d’experts en investissement. Ce qui est déjà intéressant. Mais plus intéressant encore, il a l’occasion de faire la présentation de son projet à des investisseurs potentiels. Selon sa performance, il passe en finale. Ce qui est intéressant, c’est qu’il aura déjà expérimenté devant des experts, le difficile exercice de présenter un projet à des financiers.

L’entrepreneur finaliste a quant à lui accès (à un coût qui semble plus qu’abordable) à une formation qui porte sur la recherche de capital. Il a accès à une formation de première ligne qui en plus de servir à la grande finale, lui permet de développer une expertise et des habiletés qui lui serviront dans le financement de ses futurs projets.

Au terme de ce processus, huit entrepreneurs présenteront leur projet à des groupes élargis d’investisseurs potentiels. L’entrepreneur finaliste recevra une visibilité enviable en plus d’avoir la chance de trouver le financement recherché.

Une initiative comme celle de Capital Innovation semble une belle plateforme de rencontre. L’investisseur espère trouver l’entrepreneur tant recherché. Et l’entrepreneur espère trouver le capital requis à la réalisation de son projet d’entreprise.

La chose vous intéresse? Allez au www.capitalinnovation.ca vous y trouverez les informations nécessaires à la mise en candidature. Mise en candidature qui se termine d’ailleurs le 29 avril prochain.

À ceux d’entrevous qui tenteront l’expérience avec Capital Innovation, je vous souhaite bonne chance. Et si le cœur vous en dit, je vous invite à partager votre expérience avec moi.  Mon courriel est le jean.mireille@trioniq.com.

Bonne chance dans vos projets et surtout dans votre recherche de financement.

MISSION ACCOMPLIE!

2010/12/21

Montréal – C’est devant près d’une soixantaine de personnes que j’ai tenu ma 15e et dernière conférence de la tournée Innover c’est bien…breveter c’est mieux! Après avoir visité Trois-Rivières, Québec, St-Laurent, Joliette, Rimouski, Alma, Longueuil, St-Georges, Sherbrooke, Gatineau, Val-d’Or, Laval, Drummondville et Saguenay, mercredi dernier, je terminais le tout au cœur de la métropole, Montréal.

En entreprenant cette tournée, mon but était de briser les principaux mythes qui entourent le brevet auprès des entrepreneurs-innovateurs québécois. Je voulais aussi qu’une fois conscients du potentiel du brevet, ils soient outillés afin qu’ils puissent amorcer (ou parfois poursuivre) leur propre processus de prise et de valorisation des brevets.

Selon un sondage « maison » auprès des 410 participants, 120 entrepreneurs-innovateurs participants, se disent partants pour prendre un brevet. Je ne serais pas surprise de voir dans un avenir rapproché, une augmentation significative des demandes de brevets déposées par les entrepreneurs québécois. C’est un dossier à suivre. Avec un tel résultat, je pense qu’on peut affirmer sans trop se tromper, qu’après 15 semaines de tournée, c’est MISSION ACCOMPLIE!

Oui, j’ai le sentiment du devoir accompli. Le projet était ambitieux et j’avoue aujourd’hui que la somme de travail que ce projet impliquait me donnait parfois le vertige. Si j’ai pu relever ce défi, c’est bien grâce au support que j’ai reçu de personnes et d’organisations exceptionnelles. Plusieurs bénévoles se sont investis dans ce projet, dont Geneviève Ouellet, Yves Lemire, François Verdy-Goyette, François Granger, sans oublier le grand dévouement de mon complice Daniel Bindley. De nombreuses organisations ont contribué au succès de la tournée comme le RIE, le MDEIE, le CNRC, l’OPIC ainsi que plusieurs CLD et associations du Québec. Notez aussi que pas moins de cinq cabinets d’avocats/agents de brevets et près d’une quinzaine d’entreprises privées se sont concertés afin d’assurer le succès de ce projet porteur.

Il y a un dicton que j’affectionne particulièrement et qui dit : « À l’impossible, nul n’est tenu! » L’expérience vécue durant cette tournée avec mes nombreux partenaires me fait penser que si à l’impossible, nul n’est tenu!, lorsqu’on travaille de concert à la réalisation d’un but commun l’impossible devient possible ». Et c’est ce qui s’est passé en 2010 lors de la tournée Innover c’est bien…breveter c’est mieux!.

Voilà, l’aventure prend fin ici. Merci à vous tous qui m’avez suivi pendant ces 15 semaines. Merci à vous tous qui avez cru dès le départ en ce projet et qui m’avez supporté. Merci à vous tous qui avez participé à une des conférences. Merci d’avoir consacré une de vos soirées à venir écouter une conférence portant sur un sujet jugé par plusieurs comme aride et austère. Vous m’avez tous inspiré. Vous m’avez apporté un grand bonheur. Vos questions, votre intérêt, votre ouverture à mon propos et surtout votre goût d’en savoir plus confirment que les entrepreneurs-innovateurs québécois ne demandent pas mieux que d’entrer dans l’aventure que propose l’univers du Brevet. Et comme le disent si bien Pierre et Daniel: Vivent les brevets!

Mes coups de cœur

-  Trois-Rivières (qui a relevé le défi de la première conférence et qui a mis la barre haute pour les conférences suivantes)

-  Val-d’Or (qui avec insistance a réussi à nous convaincre de couvrir la région de l’Abitibi et qui a démontré clairement le dynamisme de cette région. Quelle inspiration!)

-  Montréal (qui par son achalandage a mérité son titre de métropole québécoise)

Quelques statistiques

-  15 villes

-  13 Régions

-  8921 kilomètres

-  410 Participants

-        43 ayant déjà pris un brevet

-        119 ayant l’intention de prendre un brevet dans le futur

-  1 blogue (15 parutions)

-  Des milliers d’invitations (sans compter les répétitions)

Couverture médiatique

-  Journal Les Affaires

-  Le Nouvelliste

-  Journal de Joliette

-  L’Éclaireur

-  EP&T

-  Journal La Presse (Section Affaires)

-  Le Bulletin Régional (Saguenay  Lac-St-Jean)

-  Le Quotidien

-  Le Courrier du Saguenay

-  TVA (les Nouvelles et Salut-Bonjour)

Nul n’est prophète dans son pays!

2010/12/13

Saguenay – Plusieurs le savent déjà, je suis une entrepreneure profondément régionaliste. Déjà dans les années 80, notre slogan était « Chicoutimi, ce n’est pas plus éloigné que le Japon! ». Mais il y a de ces événements qui déstabiliseraient n’importe laquelle conviction, aussi profonde soit-elle.

C’est malheureusement ce qui s’est passé lors de la 14e conférence Innover c’est bien…breveter c’est mieux!.  J’avais spécialement réservé l’avant-dernière conférence pour mon coin de pays, soit Saguenay qui est la 7e plus importante ville du Québec. J’anticipais avec enthousiasme et plaisir cette rencontre durant laquelle je partagerais avec mes compatriotes et amis comment les brevets pouvaient leur être utiles. J’ai dû rapidement déchanter lorsque j’ai constaté le faible intérêt que le sujet a soulevé.

Oui, Saguenay se sera démarquée des autres villes où s’est tenue la conférence cette année.  C’est la seule ville où aucun agent de développement économique n’était représenté à la conférence. Personne ne représentait l’organisme Promotion Saguenay, qui compte pourtant sur plusieurs millions de dollars (à ma connaissance, autour de 7 millions de dollars). Personne non plus ne représentait un des 3 CLD de la ville. C’est pourtant, dès le début de la tournée et sous la recommandation du CLD de Saguenay, que la date du 8 décembre avait été retenue. Sans doute, tous les agents responsables de seconder les entrepreneurs dans leur effort de développement n’ont pas trouvé à propos d’en savoir plus sur les brevets et leur potentiel.

Heureusement, quelques entrepreneurs ont trouvé à propos de prioriser la conférence à la participation à une autre activité festive quelconque (c’est vrai qu’on est en plein cœur de la période des 5à7 des fêtes). Et ces entrepreneurs, sachez-le étaient de haut calibre. L’intérêt qu’ils ont démontré ainsi que la pertinence de leurs questions m’ont confirmé que je n’avais pas fait cet effort pour rien. Je l’ai fait pour eux et à eux seuls, ils en valaient amplement la peine.

Je m’en voudrais pourtant de ne pas souligner l’excellent travail qui a été fait par la presse. Grâce à elle, l’ensemble de la population de Saguenay et surtout ses entrepreneurs n’ont pas tout perdu. Il y a eu la couverture réalisée par la Première chaîne de Radio-Canada, Les nouvelles TVA et l’hebdomadaire le Courrier du Saguenay. Enfin, l’excellente  couverture du Quotidien sous la plume d’Isabelle Labrie qui, après avoir assisté à la conférence a su, en mots simples, résumer l’essence de mon propos.

En conclusion, pour ceux qui me trouveraient un peu sévère, je leur répondrais qu’ils ont raison. Je crois que l’action (ou l’inaction) de nos proches nous touche davantage que celle des inconnus. Comme on dit, qui aime bien châtie bien! Mais soyez rassurés, je demeure et demeurerai profondément une entrepreneure régionaliste. Je crois dans le potentiel des régions et surtout dans celui de leurs entrepreneurs-innovateurs.

Mais faut croire que l’adage « Nul n’est prophète dans son pays » s’est appliqué le 8 décembre dernier à Saguenay.

On ne se fait pas tout seul!

2010/12/06

Drummondville – Je l’ai déjà dit, l’entrepreneur qui veut prendre, valoriser et utiliser ses brevets ne peut le faire tout seul. Et ce n’est pas seule que j’ai pris, valorisé et utilisé mes brevets. J’ai eu la chance de compter sur le support de personnes extraordinaires qui ont certainement fait la différence sur l’aboutissement de mon aventure avec les brevets.

J’ai eu entre autres, la chance de faire parti d’une association qui a non seulement fait la différence dans ma vie professionnelle mais aussi dans ma réussite commerciale. Cette association, c’est le Regroupement des Chefs d’entreprise, dont le chef-lieu est situé à Drummondville. C’est pourquoi mercredi dernier, la tenue de ma 13e conférence Innover c’est bien…breveter c’est mieux! revêtait une dimension symbolique toute particulière, puisqu’elle se tenait justement à Drummondville.

À mes débuts, lorsque j’ai amorcé la valorisation de nos brevets, je l’avoue, je me sentais plutôt seule. J’en ai alors parlé à mon club du Groupement. J’apprends alors que le RTC par le biais du Groupement met à la disposition de ses membres, une ressource spécialisée dans ce domaine. Cette ressource était à cette époque, monsieur Normand Brault. Ma première rencontre avec Normand a été déterminante dans mon histoire avec les brevets. C’est lors de cette première rencontre que Normand me présente sa vision du brevet. Une vision qui présente le brevet comme un actif à exploiter. À elle seule, cette démonstration de Normand faisait la différence. J’étais déjà mieux outillée pour enclencher la commercialisation de mes brevets. Mais l’impact de Normand ne s’est pas limité à cette démonstration. À la fin de la rencontre, il m’invite à l’appeler n’importe quand si j’en sentais le besoin. Et je vous assure que j’en ai senti le besoin et plus d’une fois.

Après cette rencontre, j’ai poursuivi la mise en marché de mes brevets. Mais entre comprendre une théorie et être capable de l’appliqué, il y a un « gap » que l’entrepreneur doit franchir. Ce « gap », Normand m’a aidé à le franchir. À ce moment, il est devenu, d’une certaine manière, mon mentor. Je dirais même mon complice. Plus qu’un maître à penser, Normand était mon "motivateur".  Celui qui me donnait confiance en mes capacités. Lorsque je doutais (et j’entends encore ses paroles), il me disait : « Mireille, tu es la mieux placée pour faire ce travail. Vas-y t’es capable! ». Puisque Normand le disait, j’y allais! J’avais confiance. Et c’est par cette confiance que j’étais capable de surmonter les obstacles.

Tout au cours de ma carrière, il y a eu plusieurs personnes qui ont marqué mon cheminement et ont faire ce que je suis aujourd’hui. Dans toute mon aventure avec les brevets, j’ai croisé de nombreuses personnes toutes aussi extraordinaires les unes que les autres. Grâce à leurs talents et à leur générosité, elles ont toutes à leur manière, fait la différence dans l’aboutissement heureux de mon aventure. Elles ont fait la différence avec leurs conseils, leurs supports techniques (ou financiers) et parfois juste avec une petite tape dans le dos en guise d’encouragement.

Chacune de ces personnes et chacun de leurs gestes à mon égard ont participé à faire ce que je suis aujourd’hui. Non on ne se fait pas tout seul. Non je ne me suis pas faite toute seule. Le mérite de mon succès avec les brevets, je le partage avec toutes ces personnes, dont mes complices du Groupement des Chefs et plus particulièrement avec Normand Brault. Merci Normand! Et merci à tous les Normand que j’ai rencontrés!

Le brevet deviendrait-il à la mode?

2010/11/28

Laval – C’est avec une certaine anxiété que, mercredi dernier, j’arrive à l’Hôtel Sheraton de Laval. Je n’y tiens pas seulement ma douzième conférence, j’y rencontre aussi un journaliste du journal La Presse.

L’histoire a débuté il y a quelques semaines, lorsque La Presse produit sous la plume du journaliste Philippe Mercure,  un cahier spécial sur l’approche que met de l’avant Israël envers les brevets. Yves Lemire, un bénévole de la tournée, s’y intéresse particulièrement. Comme l’ensemble de mon équipe, il croit que la tournée Innover c’est bien…breveter c’est mieux!, qui se tient cet automne partout au Québec, est une démonstration qu’au Québec il se passe aussi des choses importantes avec le brevet. Il s’affaire donc à communiquer avec le journaliste qui avait couvert le sujet et il réussit à coordonner cette fameuse rencontre du 24 novembre.

J’arrive donc un peu nerveuse de rencontrer le représentant d’un média aussi sérieux que le journal La Presse. 16h00, il n’est pas encore arrivé. C’est vers 16h15 qu’il se pointe, un peu essoufflé et confirmant que la route entre Montréal et Laval, sur l’heure de pointe est toujours aussi difficile. Je suis convaincue que l’entrevue se limitera à quelques minutes et qu’après il repartira. Mais non, loin de partir, il m’annonce qu’il assistera à la conférence.

Donc après 40 minutes d’interview, je dois y mettre un terme car la conférence débute dans quelques minutes. Je dispense comme à l’habitude ma conférence qui se clos encore une fois par le cocktail réseautage. Je discute avec les participants, puis je retrouve mon interviewer en pleine conversation avec le président du RIE. Je les rejoins. À leurs airs satisfaits, je comprends que la conférence a été bien appréciée.

Je discute encore un peu avec lui et lorsqu’il à son départ, il m’annonce que l’article passera vendredi dans la section Affaires. J’accueille cette affirmation avec un peu de réserve. Je savais que le sujet pouvait intéresser  un large auditoire. Un auditoire composé d’entrepreneurs-innovateurs, d’inventeurs, de professionnel du domaine et à la limite d’agents de développement économique. Mais je n’avais pas pensé que ce sujet pourrait intéresser un plus vaste auditoire. Celui des lecteurs de la Presse.

À la première heure, vendredi matin, je constate avec plaisir que oui, l’article de monsieur Mercure a bel et bien été publié dans le quotidien. Une couverture d’une demi-page, avec rien de moins qu’une mention à la une de la Section Affaires. L’article porte efficacement le message de la conférence.  Pour ceux qui n’auraient pas eu la chance de lire cet article, voici le lien :

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/201011/26/01-4346495-brevets-le-quebec-en-mode-rattrapage.php

Je l’avoue, je suis plutôt flattée de la couverture que je viens de recevoir. C’est un peu naïvement et sans trop savoir dans quoi je m’embarquais que j’ai initié cette tournée. Oui, c’est avec  mon bâton de pèlerin que je parcours les régions du Québec et que je partage ma vision d’entrepreneure du brevet. Après 12 présentations et à 3 semaines de la fin, de recevoir une telle couverture dans un média sérieux comme le journal La Presse, me réconforte sur l’effort et les sacrifices que mon équipe et moi avons faits depuis plusieurs mois. Ils portent fruits et de nouveaux adeptes se joignent à nous.

Avec cet événement extraordinaire pour nous, je me plais maintenant à penser que le brevet, ce domaine considéré trop souvent comme austère et inaccessible,  a une chance de devenir à la mode. Ce changement ne peut qu’aider à atteindre notre objectif, celui de changer un paradigme qui permettra aux entrepreneurs-innovateurs de s’enrichir et conséquemment renforcer l’économie québécoise.

Breveter c’est bien… Mais savoir pourquoi c’est mieux!

2010/11/22

Abitibi – Au lendemain de la conférence tenue à Val d’Or, un participant m’écrit en guise de remerciement : « Toutes nos félicitations pour votre excellente conférence. Breveter c’est bien…Mais savoir pourquoi c’est mieux! ». Par ces quelques mots, il résumait l’impact que j’espérais réaliser en tenant cette tournée. Cette conférence constituait la onzième de la tournée. Déjà les 2/3 de la tournée de réalisés. Plus que quatre conférences et l’aventure sera terminée.

Terminée? Pas vraiment! Suite à mes conférences, je reçois régulièrement des demandes de certains participants qui tentent déjà de passer à l’action.

Un participant de Québec dont l’imagination foisonne de nouvelles idées d’inventions se demande comment il peut identifier rapidement celles qui sont porteuses et comment les protéger rapidement, le temps de peaufiner les prototypes. Un autre me demande si un logiciel est brevetable. Un autre recherche un mentor en propriété intellectuelle. Un autre recherche désespérément du financement pour poursuivre le processus de protection de son invention. Un autre se demande si son invention est encore brevetable malgré qu’il en ait vendu quelques produits intégrant son invention. Un autre …

Je constate, que suite à la conférence, on ne veut plus savoir POURQUOI, on veut savoir COMMENT. Et la panoplie de demandes que je reçois déjà démontre bien que, dans le monde de brevet, des comment il y en a plusieurs.

- Il y a les comment qui touchent l’identification de l’invention à breveter.

- Il y a les comment qui touchent la prise du brevet et son entretien.

- Il y a les comment qui touchent le financement de la prise du brevet et de sa valorisation.

- Il y a les comment qui touchent la valorisation du brevet et sa commercialisation.

Je me sens interpellée. Il faudrait penser à quelque chose afin de bien seconder ces entrepreneurs qui sont déjà dans l’action. Il faudrait penser à une formule qui les informerait sur ces COMMENT. Une formule qui les mettrait en contact avec des professionnels du domaine, une formule qui serait conçue spécifiquement pour eux.

Cette formule j’entends y réfléchir d’ici quelques semaines. Et c’est ici que vous, ceux qui ont participé à cette tournée, vous entrez en jeux. Je vous invite ardemment à me transmettre vos commentaires, suggestions, propositions qui pourraient aider à formuler la meilleure action à élaborer afin qu’elle réponde efficacement aux besoins de nos entrepreneurs-innovateurs. Faites-le au jean.mireille@trioniq.com

Un passage à Val d’Or très apprécié

Je ne peux terminer ce blogue sans partager avec vous combien j’ai apprécié mon séjour à Val d’Or. Combien j’y ai été bien reçue. J’ai découvert une ville et des gens non seulement sympathiques et humains, mais des personnes remplies d’idées, d’enthousiasme, des personnes prêtes à relever les défis que l’avenir leur propose.

Merci à tous ceux qui ont participé à cette conférence (et ils étaient nombreux). Ce fut un honneur de vous rencontrer. Merci à madame Renée Massicotte du MDEIE (et tous ses collaborateurs) qui a été la grande coordonnatrice de cet événement et qui en a assuré le succès.

D’une pierre deux coups!

2010/11/15

Outaouais – Plusieurs s’entendent pour affirmer que le brevet est un domaine qui présente une certaine complexité. D’abord il implique des connaissances techniques qui semblent difficiles à maîtriser. Ensuite il est encadré par des législations qui diffèrent d’un pays à l’autre et qui en plus évoluent dans le temps. Enfin, le brevet côtoie de près un domaine qui semble tout aussi complexe, le droit.

Cette complexité prend tout son sens dans la ville où je tenais ma dixième conférence Innover c’est bien…breveter c’est mieux! : Gatineau. C’est dans cette ville que sont installées les deux principales instances officielles canadiennes qui touchent le brevet.

On a d’abord l’OPIC (l’Office de la Propriété Intellectuelle du Canada). L’OPIC est en fait, notre bureau des brevets. En plus d’encourager l’invention, l’innovation, et la créativité, l’équipe de l’OPIC administre les divers volets (dont le brevet) de la propriété intellectuelle au Canada.

On a ensuite l’IPIC (l’Institut de la Propriété Intellectuelle du Canada). L’IPIC est en fait, l’association canadienne qui regroupe la majorité des agents de brevets et de marques de commerce ainsi que les avocats spécialisés en propriété intellectuelle. C’est là que l’on retrouve les grands spécialistes canadiens du brevet.

Mercredi dernier, des représentants des deux organisations ont assisté à ma conférence. J’avoue que leur présence m’impressionnait quelque peu. Je m’interrogeais sur l’intérêt que ces gens auraient envers mon propos, eux qui sont les experts du domaine.

Je tiens ma conférence comme à l’habitude et lors du cocktail réseautage qui clos l’activité, certains me confient combien ils ont apprécié la vulgarisation que j’ai apportée au sujet.

Habituée depuis neuf semaines à recevoir des témoignages d’entrepreneurs qui apprécient justement la vulgarisation que je fais du monde du brevet, je m’étonne un peu de recevoir ce même témoignage d’experts en la matière. Comment se fait-il que ces experts apprécient cette vulgarisation?

Ça fait plus de 25 ans que j’œuvre en entrepreneurship. Durant toutes ces années j’ai personnellement expérimenté la complexité auquel fait face le propriétaire de PME. Et dans la dernière décennie, j’ai expérimenté cette double complexité : celle du brevet et celle des affaires chez la PME. Je ne prétends pas être une experte du brevet. Mais avec toutes ces années d’expérience, je prétends avoir acquis une certaine expertise sur les affaires chez la PME.

J’ai entrepris cette tournée de conférences afin de partager avec l’ensemble des entrepreneurs-innovateurs du Québec, ma vision d’entrepreneur du brevet. Hors, il semblerait qu’en présentant le brevet sous cet angle, je fasse d’une pierre deux coups.

Il y aurait d’abord la vulgarisation du brevet.  Une vulgarisation qui permet à l’entrepreneur-innovateur de s’y retrouver et d’intégrer cet outil dans sa stratégie de développement des affaires.

Il y aurait ensuite la vulgarisation des affaires chez la PME. Une vulgarisation qui permet au spécialiste du brevet d’encore mieux seconder l’entrepreneur-innovateur dans son effort d’intégration du brevet dans sa stratégie de développement des affaires.

Un objectif avoué que je visais par la tenue de cette tournée de conférences était précisément de rapprocher les spécialistes du brevet et les entrepreneurs-innovateurs. Les témoignages que j’ai reçus jusqu’ici me portent à croire que cet objectif est en voie d’être atteint. Une vulgarisation réciproque ne peut qu’encourager ce rapprochement. Puisque l’union fait la force, ce rapprochement ne peut qu’être bénéfique pour tous.

Et en bout de ligne, par l’atteinte de cet objectif, je serai la plus heureuse des conférencières.


Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

%d bloggers like this: